Docteur Qui ? Doctor Who !

Assez étonnamment, des deux grandes séries de science-fiction télévisuelles, l’une d’elles est une évidence absolue alors que la seconde reste souvent ignorée… Et oui, je parle bien sûr de Star Trek, la grande série de science-fiction née en 1966 sur la chaîne CBS et comptant aujourd’hui 726 épisodes, 13 films, un nombre incalculable de romans, comics et autres produits dérivés, mais aussi de Battlestar Galactica… euh non en fait ! Car si science-fiction rime généralement avec de gros vaisseaux, des uniformes improbables et des histoires de robots… on oublie bien souvent une série née trois ans avec Star Trek et qui ne compte que 814 épisodes, un seul film et tout autant de produits dérivés… jusqu’aux Lego ! Je parle de Doctor Who, la série de SF de la chaîne anglo-saxonne BBC rebootée en 2005 par Russel T. Davies. Allons donc découvrir l’univers du Docteur !

Allons-y Alonso !

Vers l’infini et au-delà…

Donc, aventures spatiales, extra-terrestres, robots tueurs, voyages dans les temps, tout fleure bon la science-fiction tout autant que Star Trek finalement.

La grande différence va venir de l’éloignement du décor et de l’ambiance. Dès les premiers épisodes de Star Trek, le téléspectateur est plongé très loin dans l’espace : vaisseaux spatiaux, uniformes futuristes, jargon technique… alors qu’en compagnie du Docteur, le téléspectateur reste les pieds sur Terre. Outre ses deux, notre extra-terrestre ressemble à un humain et ses compagnons sont de braves représentants de notre planète souvent ancrés une réalité des plus brute. Star Trek offre donc un spectacle plus dépaysant et inattendu, ce qui a peut-être expliqué le plus grand succès de la série de CBS face au Docteur comme grande représentante de la science-fiction au petit écran.

Le docteur, tombé dans le piège des Dalek (image de 1963)
Le docteur (William Hartnell), tombé dans le piège des Dalek (image de 1963)

Who is Doctor Who ?

Doctor Who relate les aventures du Docteur, le dernier survivant d’une race extra-terrestre originaire de la planète Gallifrey, berceaux des Seigneurs du Temps, maîtres du voyage temporel.

Il cherche à aider du mieux qu’il peut tous les opprimés de la galaxie. Son vaisseau, le TARDIS (Temps à Relativité Dimensionnelle Inter-Spatiale) ne permet pas seulement de voyager d’une planète à l’autre, mais aussi de se déplacer dans le temps.

Plusieurs visages et plusieurs personnalités

Pour l’instant, 13 acteurs différents auront incarné le rôle du Docteur. Pour justifier le changement d’acteur, les auteurs ont l’idée ingénieuse de donner un pouvoir très puissant au docteur : il ne meurt pas, car, comme tous les autres Seigneurs du Temps, il dispose de plusieurs vies. Chacune de ses régénérations s’accompagne d’un changement d’apparence et de caractère… mais aussi d’une légère amnésie. Ce pouvoir aurait pour but d’éviter un paradoxe temporel s’il venait qu’à croiser l’une de ses anciennes incarnations, chacune d’elle disposant d’une empreinte génétique différente.

Le second docteur avec un Dalek, un Cyberman, un guerrier des glaces et un yeti (1966)
Le second docteur (Patrick Troughton) avec un Dalek, un Cyberman, un guerrier des glaces et un yeti (1967)

Une chose caractérise toutes les incarnations du docteur : sa curiosité. L’aventure ne vient pas à lui, il va à l’aventure. Il trouvera toujours une cause à défendre, une injustice à réparer, un opprimé à défendre. Bref, le docteur voue son existence aux plus faibles de l’univers, mais surtout à notre planète, dont il s’est proclamé le protecteur auprès de nombreux êtres tous plus belliqueux les uns que les autres : Daleks, Cybermen, Sycorax…

Pourtant, avec le nombre d’ennemis à ses traces, le docteur reste un être pacifique, conscient de la valeur d’une vie, même de celle d’un ennemi aussi abject qu’un Dalek. D’où vient ce pacifisme ? Responsable de la destruction de Gallifrey, des Seigneurs du Temps et des Daleks, le Docteur porte sur ses épaules la responsabilité de la fin de la Guerre du Temps… Mais aussi peut-être de son origine. Cherche-t-il à sauver autant de vies que celles qu’il a prises pour mettre fin à cette guerre sans fin ?

Sauver le monde avec un tournevis

Est-ce à l’origine une idée saugrenue ? Le principal gadget dans les mains du docteur est un tournevis… sonique. Peu employé dans la série classique (de 1963 à 1996, il est apparu pour la première fois en 1968) et il deviendra l’outil principal du docteur depuis 2005.

A la fois manipulateur multifonction (très pratique pour crocheter une serrure par exemple), il permet aussi de détecter, réparer, analyser… ou attaquer… mais cette dernière option reste tout aussi efficace que de brandir un tournevis manuel devant un agresseur armé.

Mais le tournevis n’est pas le seul accessoire particulier du docteur, sa machine à voyager dans le temps, le TARDIS, est un élément tout aussi important que le docteur.

C’est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Dissimulé sous l’apparence d’une cabine de police anglaise des années 60 (parce que le système de dissimulation est défectueux assez fréquent sur les TARDIS), cette machine, plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur est peut-être le vaisseau le plus vaste de toute la science-fiction à tel point que le docteur n’a même jamais visité toutes les pièces de ce labyrinthe. Il est aussi l’un des vaisseaux les plus rapides, talonné de près par le Planet Express de la série Futurama, mais moins rapide que le Cœur en Or de H2G2. Le TARDIS n’est pas qu’une machine, il (ou plutôt elle) dispose d’une conscience, c’est une machine vivante, parfois capricieuse. Quand il ne dissimule pas son apparence, il ressemble à un gros cylindre métallique, mais à part ce point commun, tous les TARDIS sont différents en apparence et en caractère.

Les compagnons du Docteur

Mais le Docteur n’est rien seul… il ne voyage dans le temps et l’espace seul qu’en compagnie de compagnons de voyage. A-t-il besoin d’eux pour avoir un faire-valoir ou sont-ils ceux par lesquels il se réalise ?

Car ses compagnons, souvent terre-à-terre ou curieux, possèdent presque tous les mêmes qualités : le courage et la ténacité. La grande majorité des épisodes n’auraient pas la fin heureuse qu’ils ont sans l’un des compagnons du Docteur. Ils sont indispensables à ses plans, mais c’est aussi très souvent par eux que vient l’aventure.

Le Docteur est prêt à tout sacrifier pour eux, allant même jusqu’à perdre toute raison et s’opposer aux règles imposées par les Seigneurs du Temps concernant les voyages temporels. Voyager avec le Docteur n’est pas de tout repos, car, même si son principal souhait est de découvrir et faire découvrir toutes les merveilles de l’univers, il n’est pas rare que la destination soit beaucoup plus dangereuse que prévue.

Les plus célèbres compagnons

  • Sarah Jane Smith (interprétée par Elisabeth Sladen) est la première compagne du Docteur à l’avoir accompagné durant plus de quatre saisons. Elle commença son périple avec le 3ème Docteur, puis le 4ème… avant de rencontrer, à l’occasion d’un épisode unique le 10ème Docteur. Elle a assisté à la genèse des Daleks et rencontré leur créateur, Davros, en personne. Elle deviendra par la suite l’un des personnages principaux de l’organisation UNIT.
  • Rose Tyler (interprétée par Billie Piper) est la première compagne du reboot du docteur en 2005. Elle a accompagné les 9ème et 10ème Docteurs. Assez terre-à-terre, le personnage a évolué de simple faire-valoir à assistante indispensable. Elle sauvera l’univers menacé par le retour des daleks en se laissant posséder par le pouvoir du Vortex.
  • Clara Oswald (interprétée par Jenna Coleman) sera la seule compagne du Docteur à mourir… et pour le coup, il ira défier les règles du voyage temporel pour la ramener à la vie. Elle sera présente dans trois saisons et elle accompagne les 11ème et 12ème Docteurs.
  • Réfugiés dans l’époque victorienne, Madame Vastra la silurienne, sa compagne Jenny et l’infirmier Sontarien Strax ne sont pas à proprement parler des compagnons du Docteur, mais ils l’aident à chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Ils ont accompagné le 11ème Docteur jusqu’à la planète Trenzalor où se trouve le tombeau de ce dernier.

Alliés d’un temps

Plusieurs organisations ont croisé la route du Docteur et se sont jointes à lui dans ses aventures.

L’organisation UNIT (United Nation Intelligence Taskforce) dépend de l’Organisation des Nations Unies. Chargée de défendre la Terre contre une menace extra-terrestre, elle dispose d’un arsenal conséquent et de soldats entraînés prêts à affronter toute menace qui pourrait provenir de l’espace ou du temps.

Localisée essentiellement en Angleterre, puisqu’elle ne répond qu’au commandement de la Reine elle-même, l’institut Torchwood reste un peu dans l’esprit de UNIT, mais ses agents n’hésitent pas à étudier et à utiliser les technologies extra-terrestres à leurs fins. La reine Victoria créa cet institut en 1879 après sa rencontre avec le Docteur qui la sauva des griffes d’un loup-garou. A l’époque moderne, ils sont responsables d’une invasion de Cybermen et de Daleks sur Terre (et ce en même temps !). Une série sera même dédiée à cet institut. Elle raconte l’histoire de la section Torchwood de la ville de Cardiff pilotée par Jack Harkness qui fût, pendant quelques épisodes, l’un des compagnons du Docteur (le 9ème en l’occurrence).

Même si ces deux organisations cherchent à défendre la Terre et l’humanité, elles se méfient toujours un peu du Doctor (surtout Torchwood).

Les ennemis du Docteur

Même aujourd’hui, la série garde son côté kitch côté monstres et extra-terrestres, mais pour le plaisir de tous. Les ennemis du Docteur sont très nombreux. A force de contrecarrer les plans de toutes les civilisations les plus belliqueuses de l’univers, il ne s’est pas fait que des amis.

Les Daleks

Les Daleks, originaires de la planète Skaro, sont les premiers ennemis récurrents du Docteur. Ce sont des êtres génétiquement modifiés créés pour succéder à l’un des deux peuples de Skaro, les Kaleds, lancés dans une guerre sans fin contre les Thals. Leur géniteur, le scientifique Davros, est à la fois le génie génétique qui leur donnera vie, mais aussi le concepteur de leur armure. Leur apparence d’origine peut les faire passer pour des êtres insignifiants : de vulgaires petits mutants visqueux, tentaculaires et cyclopéens qui n’ont pas été dotés de conscience. Ils cherchent à défendre la pureté de leur race et son haineux vis-à-vis de toutes les autres créatures qu’ils jugent inférieurs. Ils utilisent des armures autonomes, sur-armées et sur-protégées qu’ils ne quittent jamais. Leur voix électronique est reconnaissable entre toutes, surtout qu’ils ne peuvent s’empêcher de ponctuer toutes leurs phrases d’un « Exterminer ! ».

Les Cybermen

A l’origine, les Cybermen sont des êtres humains dont le système nerveux a été transféré dans un corps robotique. Leur principale motivation est d’agrandir leurs rangs en « améliorant » les êtres humains qu’ils croisent, qu’ils soient consentants ou non, à l’aide de leurs usines de conversion. Une fois converti, un circuit d’inhibition émotionnel déshumanise le Cyberman inconscient de sa transformation. Sans ce dernier, l’être humain prendra pleine conscience de sa condition de machine et sombre généralement dans la folie. Il devient l’élément d’un tout, leurs pensées sont connectées entre tous, faisant passer les besoins du groupe avant tout besoin individuel. A moins qu’ils ne servent tous le besoin et la volonté d’un seul d’entre-eux plus indépendant : un Cybermonarque ou un Cyberplanificateur !

Les Zygons

La dernière race extra-terrestre récurrente dans les aventures du Docteur est le zygon. Les zygons sont des être humanoïdes rouges couverts de ventouses. Ce sont surtout des métamorphes capables de copier l’apparence de toute personne qu’ils touchent. Au-delà de l’apparence, ils sont aussi capables de copier la personnalité, la voix… bref, de se faire passer pour n’importe qui à condition qu’ils puissent maintenir un lien télépathique avec. La Terre est en fait peuplée depuis très longtemps de nombreux zygons, droits qu’ils ont obtenus de la part du Docteur et ratifiés par l’organisation UNIT.

Le Maître

Si le Docteur se présente généralement comme étant le dernier gallifreyien ou le dernier Seigneur du Temps de l’univers, il oublie très souvent de mentionner sa Némésis. Le Maître a choisi une toute autre voie que le Docteur : il en est la complète antithèse. Guidé par l’envie de nuire au Docteur et motivé par une vengeance aveugle, le Maître est un dangereux psychopathe qui ère dans l’espace et le temps sous diverses apparences.

Les différentes incarnantions du Maître
Les différentes incarnations du Maître

Sa première incarnation, sous les traits de l’acteur Roger Delgado, apparaît en 1971, puis il deviendra un personnage récurrent. Il sera l’adversaire du Docteur dans le téléfilm de 1996, avant de revenir dans la saison 3 avec peut-être son plan le plus machiavélique : devenir Premier Ministre des Royaumes Unis.

Tous les autres !

Pour finir sur les ennemis du Docteur, je vous propose plutôt d’aller visiter une page très complète sur le sujet. Sa présence en un lieu suffit parfois pour devenir une menace sérieuse : d’où la méfiance de UNIT ou encore de Torchwood à son sujet, considérant que finalement la Terre encourt moins de risques sans lui !

Jouer avec le temps !

Si la majorité des saisons ont utilisé le concept de voyage dans le temps pour jouer sur les lieux et les époques, Steven Mofat en a utilisé toutes les ficelles en jouant avec les paradoxes à partir de la cinquième saison (avec le 11ème docteur).

Les règles du voyage temporel

Jouer avec le temps peut s’avérer très dangereux et risqué, et par conséquent, les Seigneurs du Temps se sont imposés trois lois temporelles auxquelles ils se plient :

  • Aucun voyageur du temps ne doit interférer avec, ou influencer indirectement sur, sa propre ligne temporelle ;
  • Aucun voyageur du temps ne doit interférer avec la ligne temporelle d’un Point Fixe Temporel ;
  • Aucun voyageur du temps ne doit briser les barrières temporelles qui protègent le passé et le futur de Gallifrey.

Toutefois, ça ne les empêche pas de les transgresser, ou de les faire transgresser par le Docteur. Dans la saison 14 de l’édition classique, les Seigneurs du Temps missionnent le Docteur pour éliminer les Dalek à l’aube de leur naissance… ne sont-ils pas un point fixe ? ou cette tentative échouée ne va-t-elle pas être a l’origine de la Guerre du Temps ?

Par la suite, et ce particulièrement dans les dernières saisons, le Docteur commencera a prendre de grandes libertés avec ces lois, allant jusqu’à réécrire l’histoire de Gallifrey.

Wibbly-Wobbly Timey-Wimey

Le wibbly-wobbly timey-wimey, ou le méli-mélo inter-temporel, est l’explication utilisée par le Docteur dès qu’un paradoxe se produit. Je ne reviendrais pas sur ce qu’est un paradoxe, j’en ai déjà parlé dans cet article, ce que vous devez savoir, c’est qu’avec un tel thème, automatiquement, les histoires ne vont pas être simples… Toutefois, même si certains de fans et experts du Docteur vont vous dire que les épisodes dirigés par Moffat relèvent de la paresse intellectuelle, ils mettent en scène beaucoup de principes chers à la série autour des paradoxes, des points fixes et de la causalité des événements.

Le temps n’est pas souple, il s’opposera toujours à toute modification trop grande et trop brutale, il va s’opposer au voyageur qui va tenter de créer un paradoxe. Dans Doctor Who, c’est ce qu’on appelle l’effet Blinovitch que le Docteur mentionne pour la première mention dans un épisode de 1972. En gros, l’univers va finir par se retourner contre le voyageur temporel. Si ses actions provoquent un changement trop important sur les lignes temporelles, il ira de malchance en malchance, allant même jusqu’à impossibilité d’atteindre son but avec sa machine temporelle.

Les adaptations rôlistiques

Comment ça ? Des extra-terrestres ? Du voyage dans le temps ? Et le tout presque sans aucune limite ! Et bien, ça ne peut être qu’un excellent décor pour un jeu de rôle. Pourtant, les premières adaptations disparaîtront très vite. Une première version chez Fasa verra le jour au début des années 80, puis Virgin Publishing tentera aussi un retour une dizaine d’année après avec le jeu de rôle Time Lord. Je ne m’attarderais pas trop sur ces deux adaptations qui ont vite été oubliées dans l’histoire rôlistique… surtout depuis la sortie d’une nouvelle adaptation en 2009.

Doctor Who, adventures in Time and Space (Cubicle 7)

Contrairement aux précédentes adaptations, Doctor Who AITAS n’a pas disparu aussi vite qu’il est sorti. Paru initialement en 2009, nous sommes maintenant à la quatrième édition du jeu, mais aucun changement de règles n’est à noter. Les éditions successives ne sont que des dépoussiérages des textes et une réactualisation de l’univers pour correspondre au Docteur actuel de la série. La première édition se focalisait sur les aventures du 10ème Docteur et ainsi de suite, jusqu’à la dernière qui évoque le 12ème Docteur. Chaque édition enferme les informations importantes du Docteur « courant » : caractéristiques, compagnons, gadgets, créatures extra-terrestres. L’éditeur a même proposé à l’occasion de la seconde édition un kit gratuit en PDF pour disposer des informations dédiées au 11ème Docteur. Le même kit se fait attendre pour les possesseurs de la première et de la seconde édition pour les informations liées au 12ème Docteur.

Mais un jeu de rôle, ce n’est pas que son manuel de base. Là où ses prédécesseurs ont pêché, Doctor Who AITAS dispose d’une série de suppléments dédiée à chaque incarnation du Docteur ! Tout y est présenté, détaillé et référencé, épisode par épisode, vous y trouverez les caractéristiques des antagonistes, des lieux, un résumé des situations et de nombreuses aventures prêtes à jouer. Au delà des suppléments dédiés à des incarnations du Docteur, il existe aussi toute une série de sourcebooks détaillant des périodes ou des organisations précises. Je citerais surtout UNIT Defending the Earth dédié à l’organisation UNIT ou encore le dernier supplément en date (septembre 2016) Paternoster Investigation qui décrit l’époque victorienne et la célèbre bande de Madame Vastra.

Reste un complément juste indispensable si vous souhaitez faire jouer votre propre groupe de personnages : The Time Traveler Companion. Ce complément est dédié aux voyages temporels, aux Seigneurs du Temps et à l’utilisation des TARDIS. Il contient toutes les règles pour créer et incarner un autre Seigneur du Temps que le Docteur ainsi que tous les éléments et mécaniques pour donner une place d’honneur au TARDIS du groupe. Ce dernier aura même droit à sa propre feuille de personnage… plus copieuse que celles des PJ !

Une mécanique dédiée à l’univers du Docteur

Qu’est ce qui fait que ce jeu est si génial ? Il reproduit avec exactitude l’ambiance de la série Doctor Who !

D’une part, les joueurs peuvent renverser complètement le fil de l’aventure à l’aide des points d’histoire qui leur permettent de prendre le contrôle de la narration. Soyez prêt, MJ, à affronter des situations inattendues dans la pure tradition de la série. D’autre part, les règles rendent les actions offensives très meurtrières (aller au combat contre un Dalek se soldera toujours par une mort certaine), presque tabou chez les joueurs (perte de points d’histoire) et elle favorisent clairement les actions non offensives sur les autres dans l’ordre de résolution (on fuit et parle avant de combattre !).

C’est l’un des rares jeux adaptés d’un univers où il n’est pas inconcevable de laisser les joueurs incarner les personnages de la série. Les écarts techniques et mécaniques entre deux personnages s’effacent grâce aux points d’histoire. Chose un peu déroutante quand même, favorisant de loin l’usage des personnages de la série sur des aventures en one-shot ou de courtes campagnes, c’est l’absence de règles claires de progression des personnages. La progression reste totalement au jugé du maître de jeu selon les actions des personnages sur les dernières aventures.

En tout cas, c’est le bonheur de faire jouer une aventure avec le Docteur, River Song et le Capitaine Jack Harkness en personnages joueurs ! Surtout quand les joueurs connaissent bien les personnages et la série. Son seul défaut ? Ne pas être disponible (pour l’instant ?) en français ! Toutefois, si vous cherchez les fiches de personnages ou un guide de conversion, c’est par ici !

Pour aller plus loin


Crédits photographiques et vidéos : extraits de la série de la BBC

Laurent Gärtner

Rôliste depuis plus de 25 ans, j'ai découvert le jeu de rôle à l'époque où L'Œil Noir se vendait en librairie, où Casus Belli publiait SimulacreS et Laelith et où les figurines Ral Partha se vendaient à 10f.

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