Le voyage spatial

Certains ont découvert des moteurs supraluminiques laissés par une ancienne civilisation, d’autres sont capables de plier l’espace pour se déplacer… chaque auteur de science-fiction nous a apporté sa propre vision du déplacement dans l’espace sur de très longues distances. Histoire de ne pas non plus jouer au TGCM lorsque vous sortez votre attirail de MJ a Star Wars, voici  un petit tour d’horizon des solutions existantes pour voyager à la vitesse de la lumière, plus ou moins techniques ou mystiques.

Aux sources des idées du voyage spatial

Voyage spatial et vitesse

Déjà, aucun auteur n’est d’accord sur une chose, est-ce que le voyage va plus vite ou moins vite que la lumière. Dans la SF, deux termes sont généralement employés :

  • La vitesse superluminiqueou supraluminique qui est une vitesse de déplacement supérieure à la vitesse de la lumière
  • La vitesse subluminiquequi est une vitesse de déplacement inférieure à la vitesse de la lumière

Pour rappel, la vitesse de la lumière, dans le vide, est une constante physique appelée c (célérité) qui a pour valeur 299 792 458 m/s, soit 1 079 252 848,8 km/h.

Désigner les distances

Les longues distances spatiales sont estimées en années-lumière, une mesure qui correspond à la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année julienne (365,25 jours), soit une distance de 9 461 milliards de kilomètres. Pour information la distance entre le soleil et Proxima du Centaure est estimée à 4,22 années-lumière.

Une unité qui donne toujours un ton très SF et très classe, c’est le parsec, dont le nom vient de la contraction de « parallaxe-seconde ». Cette unité astronomique de distance vaut 30 856,78 milliards de kilomètres, soit 3,2616 années-lumière.

Réduire les distances

Un autre thème a largement été exploité par les auteurs pour réaliser un long voyage spatial, c’est de ne pas parcourir la distance, mais de trouver une solution pour la réduire.

La  théorie du trou de ver aussi connu sous le nom de pont Einstein-Rosen est à l’origine de la notion d’hyper-espace ou de Warp. Cette singularité relirait deux régions distinctes de l’espace-temps et qui se manifesterait par un trou noir. Son utilisation permettrait de voyager entre deux points de l’univers en un temps moindre qu’en utilisant la trajectoire la plus directe entre eux, l’univers étant comme replié, permettant au point A de toucher le point B alors que la distance réelle qui les sépare peut être bien plus importante.

Nos technologies à nous

Je vais vous décevoir, mais aujourd’hui nous sommes bien incapable d’atteindre la vitesse de la lumière, l’engin spatial réel le plus rapide pouvant atteindre une vitesse de 57 600 km/h est la sonde New Horizon, mais la sonde Voyager 1, suite à l’entré dans plusieurs champs gravitationnels se déplace aujourd’hui à 62 100 km/h.

Si nous comparons avec un engin spatial capable de se déplacer à la vitesse de la lumière pour atteindre Proxima du Centaure depuis notre soleil, il faudrait

  • 73 342 années pour Voyager 1
  • 4,22 années pour un engin se déplaçant à la vitesse de la lumière

Les notions de trou de vers ne sont que des hypothèses théoriques, donc, même chose, on est loin, très loin de savoir si cette technique peut fonctionner ou non !

Attention aussi à un point très important : les distances changes du fait de la mécanique céleste. Les planètes ne sont pas figées, par conséquent la distance Terre – Jupiter selon leur position autour du soleil varie entre 588 et 968 millions de kilomètres… La petite différence ne représente que 380 millions de kilomètres, soit un peu plus d’une demi-heure de trajet si je me déplaçais à la vitesse de la lumière.

Doit-on aussi ajouter que l’espace étant en perpétuelle expansion, qu’à l’heure actuel, nous ignorons si la courbure de l’univers est nulle, positive ou négative… bref, nous avons sur ce sujet que des théories et des hypothèses, et notre mise en pratique si limite à l’envoi de sonde dans l’espace, sur le dos d’une comète ou sur le sol de la planète la plus proche de la nôtre.

Vitesse et accélération

Peut-être un point de détail… on va dire que je chipote un peu, mais aujourd’hui, l’avion le plus rapide avec pilote, le North Amerian X-15, un avion expérimental, est capable d’atteindre 7272 km/h. Pour atteindre cette vitesse, l’avion accélère à plus de 4g, le pilote subit donc une pression supérieur à quatre fois l’attraction terrestre jusqu’à ce qu’il atteigne la vitesse maximale. Le projet X-15 fût abandonné à la fin des années soixante, après que la troisième version se disloque dans le ciel.

Outre la vitesse, l’accélération lors d’un voyage spatial est à prendre en compte, car, s’il faut plusieurs semaines ou mois pour atteindre la vitesse de la lumière… pensez aussi à la décélération, il serait dommage de louper son objectif de plusieurs années-lumière parce que le freinage n’a pas été commencé à temps !

Notez que sur un déplacement dans un trou de ver, les passagers ne devraient pas ressentir l’effet de l’accélération, puisqu’ils ne se sont pas déplacer, mais leur point de départ et d’arrivée sont au même endroit au même instant.

Voyage spatial et monde imaginaire

A notre stade, nous ne sommes finalement pas allé bien loin, dans un monde avec une technologie beaucoup plus avancée, il est parfaitement envisageable de traverser un système solaire ou entre d’aller rendre visite à ses amis dans la galaxie voisine.

Le Hard-Science

Dans le cas d’un univers Hard-Science, il est fort probable que l’évolution scientifique permette l’utilisation de moteurs superluminiques ou d’exploiter les trous de vers (voire, d’en créer). Dans le hard-science tout doit rester crédible : l’effet de l’accélération sur les passagers, la durée du trajet, …

L’USCSS Nostromo (Alien)

L’USCSS Nostromo est un vaisseau cargo lourd Lockmar CM-88B Bison de 2101 enregistré par la société Weyland-Yutani. Il fût détruit par son l’officier Ellen Ripley suite à une rencontre avec un xénomorphe à bord. Disposant d’une motorisation surpuissante : deux puissants moteurs Rolls-Royce N66 Cyclone développant 65 830 tonnes de poussée. Une chambre d’hypersommeil d’hypersommeil permet aux sept membres de l’équipage de supporter les voyages les plus longs.

Le vaisseau se déplace à 0,42 années-lumière contre 0,1 années-lumière par jour sidéral en charge, soit environ 10 949 074 km/s.

Alien, le huitième passager est un film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver © 1979 Twentieth Century Fox

Le Space-Opéra

Ici, on peut commencer à prendre un peu de libertés. Oui, les vaisseaux font du bruit dans l’espace (argh, hérésie !), la maniabilité est bien meilleur, mais nous sommes loin, très loin dans le futur ou dans le passé, avec des technologies qui dépassent notre compréhension et même celles de leurs contemporains. Le voyage à très haute vitesse est possible, les vaisseaux font des bonds dans l’hyper-espace en quelques secondes…

Le Faucon Millenium – Corellian Engineering Corporation YT-1300 (Star Wars)

Le Faucon Millenium est un cargo corellien YT-1300 modifié permettant d’embarquer une dizaine de passagers et une centaine de mètres cube de marchandise. Utilisé à des fins de contrebande par Han Solo, son moteur hyperdrive a été lourdement modifier pour en faire le vaisseau le plus rapide de la galaxie mais aussi le plus maniable, car il a permis à Han de faire la course de Kessel en moins de 12 parsec, contre les 18 sur le tracé normal : le tracé employé frôlait un grand nombre de trous noirs. Sa vitesse en atmosphère peut atteindre les 1050 km/h.

Sa vitesse de pointe en hyperdrive est de 0.5, 0.0 étant une vitesse infinie, alors que la plupart des cargos ne disposent de moteurs que de classe 3 ou 4.

Star Wars, un nouvel espoir est un film de George Lucas © 1977 Lucasfilm

Le Space Fantasy

Dans un monde faible en technologie où des pouvoirs mystiques permettent des voyages dimensionnels, le voyage spatial va être un peu plus compliqué. N’hésitez pas à donner un côté mystérieux à ces voyages, l’hyper-espace peut passer par une autre dimension présente en tous lieux et en tous temps comme le Warp de Warhammer 40k ou l’hyper-espace du film Event Horizon.

Les navigateurs de la guilde (Dune)

Après le jihad Butlérien, l’interdiction de l’utilisation de machines pensantes rend le voyage spatial très compliqué. Seuls les navigateurs de la guilde sont capables de remplacer les ordinateurs d’autrefois. Autrefois humains, les navigateurs ne peuvent plus quitter le caisson qui les maintient dans une atmosphère saturée en gaz d’épice, apportant les dons de préscience indispensable à la navigation spatiale. Les longs courriers de la guilde dispose d’une technologie leur permettant de plier l’univers pour mettre en concordance le point de départ et d’arrivée. Les vaisseaux des passagers embarquent à bord des longs courriers et son amenés presque instantanément la leur destination.


Illustration : Star Wars, un nouvel espoir est un film de George Lucas © 1977 Lucasfilm

Laurent Gärtner

Rôliste depuis plus de 25 ans, j'ai découvert le jeu de rôle à l'époque où L'Œil Noir se vendait en librairie, où Casus Belli publiait SimulacreS et Laelith et où les figurines Ral Partha se vendaient à 10f.

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