Décrire un personnage

Décrire un personnage est un élément important d’ambiance lors d’une partie de jeu de rôle. Il permet de transmettre aux autres participants la façon dont nous nous imaginons la scène : à quoi ressemblent les personnages, comment ils occupent l’espace et le lieu. Sans la description des personnages présents, la partie prend un tout autre sens et perd vite en lisibilité. Pendant longtemps, les participants montraient leur zolie figurine à tous les autres joueurs. Dans un jeu où l’oral et l’imaginaire priment sur le matériel et les accessoires (plateau, figurines, pions…), savoir décrire un personnage oralement, même succinctement, est à mon sens une compétence de base.

Décrire un personnage : l’enjeu

Il est de tradition que les joueurs décrivent successivement leurs personnages au début de la partie. Déjà à cette étape, une première inégalité dans l’aisance avec le roleplay va se faire sentir. Certains joueurs vont décrire un personnage avec beaucoup de précisions en ajoutant beaucoup de détails alors que d’autres se contenteront de présenter une image en affirmant « voilà, je ressemble à ça ». D’autres ne vont se baser que sur des considérations techniques et chiffrées.

Existe-t-il une bonne façon de décrire un personnage pour un joueur ? Une bonne façon, non, des techniques pour décrire un personnage existent.

Bon, on vient de se moquer des joueurs et de leurs descriptions théâtrales ou inexistantes, si nous passions aux MJ, et moi le premier, car je pourrais parfois Twitter les descriptions de mes PNJ. Oui, une description d’un PNJ en moins de 140 caractères, c’est pourri. Je l’assume, c’est un point que je cherche à travailler, auquel j’essaie de faire attention, mais les mauvaises habitudes reprennent un peu trop souvent le pas.

Décrire un personnage n’est pas une étape dispensable pour les maîtres de jeu. Que ce soit un PNJ important ou un rôle secondaire, décrire physiquement, mais aussi son attitude apporte beaucoup à l’ambiance, amis aussi à l’histoire elle-même. Cette description apporte des détails intéressants et importants : qui saura tendre l’oreille pour écouter un trait particulier d’un personnage parmi tant d’autres pourra peut-être relayer de détail avec la description précédente d’un suspect et des preuves collectées ! Peut-être que les personnages voyagent dans une région où tout le monde parle un fort accent. Faut-il le jouer au roleplay ? Pas forcément, mais le faire remarquer quand vous décrivez les personnages, oui ! Et tiens, bizarre, l’un des personnages rencontrés n’a pas d’accent ? Pourquoi ? Est-ce une piste ?

Le travers le plus rependu, surtout avec les scénarios « tout prêts », c’est que les maîtres de jeu font l’économie de la description en montrant une image aux joueurs… Alors, celle-là, je la pratique… enfin, je la pratiquais jusqu’à ce que je me prenne une grosse veste ! Dans une aventure au Livre des Cinq Anneaux officielle, je fournissais aux joueurs les trombines des PNJ rencontrés, tous suspects dans le meurtre d’un dignitaire du clan du Lion… bon, l’enquête n’a pas duré longtemps pour deux raisons. La première, les joueurs sont vite venus au postulat « si pas de trombine, c’est pas un personnage important de l’histoire », ils ont éliminé toutes les fausses pistes… La seconde, le méchant, il avait une sacrée bonne tête de méchant. Cet élément pouvait être un détail trompeur, mais ici, dans cette aventure, non… Et, plus par paresse, j’ai fait jouer l’aventure telle quelle, les joueurs ont résolu l’enquête finalement, pas leurs personnages. Distribuer des illustrations des PNJ n’est pas forcément une bonne idée. Tout de suite, vous apportez une différence entre un PNJ préparé, très certainement important, et un personnage vite improvisé sur le coin de la table et donc sans doute une mauvaise piste.

Trouver l’inspiration

À mon sens, une illustration ne peut servir d’autre chose que d’un support d’inspiration pour décrire un personnage. Il ne faut pas qu’elle soit donnée « brute », telle qu’elle. Pour les joueurs pourquoi pas, mais pour un PNJ, restez toujours sur une description orale du personnage.

Si vous cherchez des illustrations pour trouver de l’inspiration, voici quelques sources que j’utilise :

Après, il reste la recherche avec Google Image et un nombre incalculable d’autres galeries trouvable sur Internet… si vous connaissez une perle rare à ce sujet, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires au pied de cet article !

Et le reste ?

Les lieux ? Les monstres ? Oui, tout doit passer à la moulinette de la description. Une partie sans description revient à regarder un film de science-fiction sans ses effets spéciaux. Pour les lieux, on reviendra sur le sujet une prochaine fois, mais pour les monstres, ce qui se dit ici peut parfaitement s’appliquer en utilisant des traits inhumains et monstrueux.

Il peut être très facile de décrire Yog-Sothoth comme étant un tas de sphères et en exhibant une illustration… Mais on peut aussi se référer à la description de Howard Philipps Lovecraft.

Le hurlant abîme crépusculaire étincela devant lui, il se sentit impuissant dans l’étreinte informe du conglomérat de bulles irisées. En avant, le petit polyèdre kaléidoscopique filait à vive allure, et dans le vide bouillonnant, un développement et une accélération du vague système tonal semblèrent annoncer un paroxysme indescriptible et insoutenable. Il pressentait ce qui allait arriver – l’explosion monstrueuse des chants walpurgiens, qui concentraient dans leur sonorité cosmique toute l’effervescence primitive, fondamentale, de l’espace-temps qui couve derrière les sphères de matière amoncelées, et jaillit toutefois en réverbérations rythmiques qui pénètrent atténuées tous les niveaux d’être et confèrent partout dans les mondes une terrible signification à certaines époques redoutées. Mais tout cela disparut en un instant. – HPL

Hop, allons-y !

Aller, c’est à notre tour de décrire un personnage, voici une méthode très simple pour réussir une description assez courte, complète et sans fioritures.

Décrire un personnage important

Pour un personnage joueur ou un personnage non-joueur important, il va falloir se fouler un peu pour dresser un portrait un peu complet. Bon, n’allez pas non plus monopoliser la parole pendant un quart d’heure pour lire votre description préparée, mais essayez d’être complet, bref et précis sur les détails les plus importants du physique et de l’attitude de votre personnage. Des détails physiques peuvent apporter des éléments sur son histoire, ce qu’il a vécu. Son attitude peut révéler une partie de son caractère.

Évitez de présenter un roi grassouillet vautré dans son trône avec la couronne de travers si celui-ci doit devenir un chef de guerre qui emmènera les PJ dans une grande bataille… Je ne pense pas qu’ils seraient prêts à le suivre si vous présentez un personnage qui peut paraître négligeant par exemple. Comme toujours, ce qui est dit est dit, il sera plus facile de jouer sur une description physique et des détails que sur tout le reste de l’aventure si le personnage est important. Une mauvaise description qui porte un mauvais message peut avoir un impact néfaste sur le reste de la partie.

De la silhouette vers les détails

La description d’un personnage doit suivre le regard qui est porté sur lui : la première chose vue, c’est sa silhouette. Alors, votre personnage est-il grand ? Petit ? Costaud ? Frêle ? Par pitié pas de données chiffrées ou techniques, lorsque vous décrivez votre personnage, personne ne vient à côté de lui avec un mètre (surtout, sait-on à l’époque jouée ce qu’est un mètre ?) ! Donc, oui, oubliez le « mon barbare mesure 2m 06 et pèse 109 kilo » et remplacez par « je suis une montagne et je dois baisser la tête pour entrer par la porte de la taverne ». La chevelure, les vêtements ou encore ce que votre personnage porte, survolez dans votre description toutes ces informations.

À retenir : je bannis toute description technique (j’ai 18 en Force) ou trop précisément chiffrée (je mesure 2m 04), décrivez sommairement la silhouette du personnage.

La race ou l’appartenance ethnique, le sexe du personnage, sont les informations suivantes à apporter. À ce point, il n’y a rien de plus agaçant qu’un joueur qui va décrire un elfe pendant trois heures parce qu’il estime que les autres PJ n’ont jamais rencontré d’elfes… Non, très vite, dans un monde médiéval fantastique, n’importe qui fera la différence entre un nain, un elfe… ou autre. Donc, vous pouvez sans peine aller au plus court. Par contre, d’où vous venez, ce n’est pas possible de le comprendre, présentez des détails qui pourrait amener les joueurs à reconnaître les origines géographiques.

À retenir : en faire trop sur mon apparence ne sert à rien, les détails évidents, je les regroupe au maximum, sauf si les détails particuliers peuvent être intéressants.

Concernant l’âge, l’âge apparent il s’entend, cet élément intéressant sur lequel jouer dans la description d’un personnage. Peut-être qu’on lui donne plus ou moins que son âge ? Comme précédemment, n’utilisez pas de données chiffrées. De même, personne ne dispose du certificat de naissance de votre personnage, restez vague sur l’âge : « il est entre deux âges », « il a une bonne quarantaine », « un vieillard grisonnant »… sont toujours meilleur que « je suis un homme de 23 ans ».

À retenir : je peux jouer sur l’apparence du personnage pour masquer des informations, l’âge, le sexe, ma nature exacte… laissez le doute planer si vous le souhaitez.

C’est tout bête, mais à Vampire par exemple, je ne vois pas pourquoi j’entends toujours « Je suis un Ventrue de 8ème génération »… mais comment je peux savoir que ton personnage est en Ventrue, et en plus de 8ème génération. Il convient mieux de décrire que le personnage ainsi :

Je suis relativement bien habillé, mais mon style est assez baroque. Je porte des cheveux longs attachés par une barrette très ouvragée et un haute-forme. Mon regard est condescendant, je porte que très peu d’intérêt à la présence des autres vampires… j’utilise assez souvent des termes désuets quand je m’adresse à d’autres vampires.

Résultat, un vampire, plutôt propre sur lui, un peu dandy, qui au moment de sa transformation il était courant d’avoir les chevaux longs, sans doute vampirisé au 18ème ou au 19ème siècle. Il appartient à un clan qui cherche principalement ses pairs dans la haute société, sans doute un Ventrue. Mais rien n’interdit finalement que ce soit le membre d’un tout autre clan… un Lassombra ?

Le visage

Étape suivante ? Le visage de votre personnage… pareil, il n’est pas utile d’aller dans tous les détails possibles et imaginables, mais permettez à tous de se faire une idée du visage… Vous avez un portrait sous les yeux ? Ne le montrez pas tout de suite, utilisez-le pour décrire le visage.

Pour la description du visage, je vous renvoie directement à l’article « Le Trombinoscope » de Anne et Gérard Guéro dans le Manuel Pratique du Jeu de Rôle (un hors série de Casus Belli ancienne formule que vous pouvez trouver gratuitement en PDF sur le site de la FFJDR) qui donne une méthode tip-top pour décrire un visage avec le vocabulaire et tout ce qui va avec… pourquoi réinventer la roue ?

Voix, attitude…

À amalgamer dans le tout le reste de la description, la voix, l’attitude, la façon dont le personnage se tient font aussi partie d’une description réussie. Ces informations apportent des détails sur le caractère du personnage, son état d’esprit à ce moment… Distillez-les dans les différents éléments physiques.

À retenir : vous décrivez votre personnage dans une scène, elle n’est pas figée et votre personnage est en mouvement dedans… distillez les détails sur son attitude dans les autres éléments de description.

Le détail qui TUE

Votre personnage a quelques particularités visibles décrivez les, voire, si elles sont très particulières, elles doivent même prendre plus d’importance qu’une bonne partie de la description. Placez ces éléments à la fin, ce seront vos derniers mots, ceux que votre auditoire retiendra le plus. Un tatouage étrange ? Une mutation visible ? Un signe d’appartenance à un groupe particulier. Cet élément visible attire au final l’œil de toutes les personnes que vous rencontrez.

À retenir : mettez à la fin de votre description les détails les plus importants, insolites ou étranges sur votre personnage de sorte qu’elles soient la dernière impression que vous donnez.

Tiens, tu portes toujours le même pagne qu’au niveau 1 !

À moins que les personnages n’aient prévu une garde-robe contenant mille fois exactement la même tenue dans les mêmes teintes (ou qu’ils connaissent la lessive Gorzyne), il est peu probable que les vêtements du personnage restent toujours les mêmes. Et bien, jouez-en ! Ajoutez parfois un détail pour une aventure… Même des personnages de série comme le Docteur se changent… parfois, il porte même un Fès.

Votre équipement va subir les pires outrages aux fils des parties, ce qui fait que votre belle chemise en lin blanche finira en vieille loque rougeâtre à votre première rencontre avec des gobelins. On oublie assez souvent ce « détail », mais bon, quand une bande de PJ arrivent dans une auberge avec entre 2 et 4 points de vie restants chacun, ça fait désordre non ? Ces éléments de descriptions peuvent être parfois intéressants à ajouter non ?

Décrire un personnage sur le pouce

La technique est la même, mais ne perdez pas de temps dans la description de détails… En gros, si c’est un personnage mineur, il ne doit pas laisser beaucoup de traces dans l’esprit des personnages, et donc des joueurs. Vous vous souvenez de toutes les têtes que vous avez croisées aujourd’hui en faisant vos courses au supermarché ?

Ne prenez pas la peine de décrire tous les personnages rencontrés. Certains resteront de simples anonymes avec une fonction de base : marchand, tavernier… D’autant plus que s’ils n’ont pas d’intérêt dans l’histoire, ne perdez pas une minute à en dire quoi que ce soit. Une petite remarque au passage, il peut être intéressant de ne pas insister sur la description d’un PNJ important tant que les personnages ne l’ont pas vraiment rencontré ou qu’ils ne prêtent pas plus attention à sa présence. À titre d’exemple, dans le jeu de rôle Doctor Who, il existe un trait qui s’appelle face in the crowd avec lequel le personnage passe inaperçu dans la foule. Pour un tel personnage, ne prenez surtout pas l’initiative de le décrire : tant que les personnages joueurs ne le cherchent pas précisément, il passe totalement inaperçu !

Pour le reste, tous les PNJ secondaires que les joueurs vont rencontrer, il n’est pas indispensable d’entrer dans tous les détails. Apportez les éléments les plus importants, l’imagination des joueurs comblera sans peine les vides.

Le forgeron est un grand gaillard musclé torse nu sous son tablier de cuir. Quand il arrive à votre rencontre, il porte son marteau de la main droite et il utilise le revers de son gant pour essuyer la sueur qui coule sur son front. Il s’adresse à vous avec une voix forte et caverneuse. « Bonjour, vous avez besoin de mes services ? »

Les clichés auront tendance à revenir régulièrement, mais est-ce que je me suis embêté à décrire la couleur de ses yeux ? Sa coiffure ? La couleur et la forme de son tablier ? Beaucoup de joueurs se le représenteront vers la quarantaine, dégarni, avec une barbe mal entretenue. Son tablier de cuir sera usé et sa peau sera marquée de plusieurs brûlures dûes à son activité. Tout ça, je n’ai pas besoin de le dire… les joueurs pourront se l’imaginer sans peine. Par contre, si un détail est important à mettre en avant, il faut le signaler :

Il est assez jeune et votre regard est attiré par ses yeux bleus. Étrangement, beaucoup des habitants de ce village ont les yeux de couleur foncée, à l’exception du seigneur et de ses deux enfants. Serait-il l’un de ses bâtards ?

Hop, un petit détail qui donne une indication, si elle est utile à l’aventure, il existe potentiellement un lien de parenté entre le forgeron et le seigneur local. Pas la peine d’en ajouter, votre petite description aura duré moins de deux minutes. Par contre, il va juste falloir lui donner un nom !

Euh, il s’appelle… Sir John Smith ?

Le nom est toujours la touche qui tue. Après avoir fait une belle description d’un personnage, rien de pire que lui affliger un nom ridicule ou un truc pas pensé qui nous passait par là… La seule solution : une liste de noms adaptée à l’univers joué. À chaque fois que les joueurs rencontrent un nouveau personnage que vous improvisez et pour lequel vous devez trouver un nom, laissez une marque à côté du nom. Ainsi, vous ne risquerez pas de ressortir le même nom dans quelques minutes, et vous vous souviendrez facilement du nom du « PNJ de tout à l’heure ».

Voici les listes que j’utilise, elles ont été réalisées et compilées par Anne Vétillard :


Illustration : Sci-Fi Heroes de Dusty Abell… saurez-vous tous les reconnaître ? © 2009-2016 Dusty Abell

Laurent Gärtner

Rôliste depuis plus de 25 ans, j'ai découvert le jeu de rôle à l'époque où L'Œil Noir se vendait en librairie, où Casus Belli publiait SimulacreS et Laelith et où les figurines Ral Partha se vendaient à 10f. Depuis, je suis maître sur de très nombreux jeux, aussi bien du classique comme RoleMaster, L'Appel de Cthulhu ou Donjons & Dragons 3.5, ou sur des jeux un peu plus confidentiels comme Cobra, Feng Shui...

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  • Thierry Maire (Thy.)

    Article simple et clair. Ca fait un moment que j’avais envie de parler du sujet sur mon blog mais, là, plus besoin, tout est dit.
    Juste une ou deux choses que j’ai expérimenté et qui ne vont pas obligatoirement dans le même sens même si je suis globalement d’accord avec ce qui est dit :
    -Une bonne description aide à visualiser un personnage (ou un lieu) mais point trop n’en faut. Si c’est trop long, les joueurs ont tendance à se dissiper (pas tous heureusement !). Il faut savoir aller à l’essentiel et à n’exposer que les détails marquants. Parfois ce n’est pas celui auquel on aurait pensé. Souvent c’est un aspect visuel mais les autres sens peuvent prendre le dessus : une façon de parler, une odeur particulière…
    D’ailleurs, quand on doit décrire une personne rencontrée, ne nous contentons nous pas de traits approximatifs ? « C’est un petit vieux en survèt’ qui sent le renfermé ». « T’as vu la grande, là, avec les grandes dents qui a un air snob ? »
    -improviser un PNJ n’est pas un problème. tout est expliqué dans l’article. Un soucis auquel j’ai souvent été confronté était de me souvenir de ma description et de la façon dont mon PNJ se comportait. Cool de lui donner un accent, de le rendre acariâtre ou qu’il louche mais, après, quand vos joueurs vont être amenés à le revoir, c’est quand même mieux si vous vous souvenez comment il est. Pour ça, je n’ai trouvé qu’une réponse : prendre des notes. Et le mieux est de se lister les PNJ au fur et à mesure des aventures de votre groupe si vous jouez en campagne. Sinon, les joueurs auront un arrière goût de vide. A quoi sert d’être sympa avec un PNJ, s’il vous oublie ? Et si vos joueurs se disent « Allons voir X, c’est un type qui a une bonne tête et que vous le présentez différemment ». Bref, pour que le monde dans lequel évolue les joueurs prenne vie, n’hésitez pas à noter vos improvisations. Pas facile, j’en conviens.
    -Utiliser des illustrations fonctionne bien mais, comme dit dans l’article, il ne faut pas se contenter de les réserver pour les PNJ majeurs sinon, on est grillé. J’ai résolu cela en gardant sous le coude 4-5 illustrations qui peuvent me servir en cours de partie pour des PNJ. S’ils prennent corps et qu’ils resservent, tant mieux, s’ils ne font qu’un passage éclair, bah, tant pis, je les recycle dans un autre jeu avec d’autres joueurs. Et inversement, parfois je me contente de décrire un PNJ majeur, surtout si je n’ai pas d’illustration satisfaisante.
    -Pareil pour les noms, j’en garde toujours quelques uns prêt à l’emploi. Rien de plus ridicule que de chercher un nom et de mettre la puce à l’oreille des joueurs qui se disent « ok, celui là il n’a pas d’importance, on laisse tomber ».

    • Laurent Gärtner

      Merci pour toutes ces précisions Thierry.

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